Comment survivre au petit-déjeuner quand on a de jeunes enfants

Le petit-déjeuner, pour une maman, ça ressemble souvent à une épreuve de jeux olympiques.

Il y a celles qui l’envisagent comme un sprint. Vite fait avant de partir à l’école. Pas le temps de traîner. Une compote en gourde ou un biscuit et c’est parti pour la journée.

Et puis il y a celles qui le vivent comme une course de fond. Les tartines beurrées, avec ou sans confiture. Le bol de chocolat au lait. Les céréales AVEC le chocolat au lait. La totale.

Quel que soit le style d’épreuve choisi, le challenge reste le même pour toutes les mamans : SURVIVRE au petit-déjeuner !!

C’est-à-dire aller jusqu’au bout en gardant la maîtrise de soi, de ses nerfs, et passer la ligne d’arrivée avec un enfant rassasié… et PROPRE !!!
Et quand je dis propre, je ne parle pas des mains, généralement incrustées de beurre ou confiture jusque sous les ongles.

Je ne parle pas non plus de la bouche, autour de laquelle on peut retrouver tout ce qui a servi au petit déjeuner de son Loulou.

Non. La bouche et les mains (on en parle du nez ou pas ?) c’est peanuts. Un bon coup de karcher gant toilette, et c’est parti. En frottant bien.

Non, quand je dis propre, je veux parler du t-shirt fraîchement sorti de l’armoire de P’tit Loulou, qu’on a lavé et repassé avec amour (le t-shirt hein, pas P’tit Loulou).
Je veux parler de la jolie robe de P’tite Louloute, celle qu’elle veut remettre tous les matins parce que c’est sa préférée. Et qu’elle irait même chercher dans le bac à linge sale si elle le pouvait, tellement elle l’aime.

Seulement, que le p’tit déjeuner soit un sprint ou une course de fond (voire d’obstacles quand les tartines atterrissent sur le sol de la cuisine), les chances de survie d’un t-shirt ou d’une robe propre au-delà du petit déjeuner, avec un jeune enfant, sont très minces. Voire quasi nulles. GAME OVER.


A moins bien sûr, qu’il ne porte un bavoir. Le top du top étant le bavoir intégral. Avec les manches et les scratchs dans le dos. Le bavoir, c’est parfait. Mais seulement jusqu’à 2 ans, voire 2 ans et demi. En fait, jusqu’au jour fatidique où vous entendez : « Ze suis plus un bébé ! Ze veux pas de bavoir ! »

Voilà voilà…

P’tite Louloute ne veut plus de bavoir, mais P’tite Louloute ne sais pas encore manger très proprement pour autant. En témoignent les nombreuses tâches sur son bavoir…

Et si vous forcez P’tite Louloute à mettre un bavoir, c’est la crise de nerfs assurée, pour elle et donc pour vous…

Pas de problème ! Me diront certaines personnes qui n’ont pas encore été confrontées à ce stade critique. Il suffit de remplacer le bavoir par une serviette et le tour est joué !

Ah oui mais la serviette, pour qu’elle protège la robe, c’est pas sur les genoux uniquement qu’il va falloir la mettre. C’est DEVANT. Pour protéger le haut du corps. Et il va falloir trouver un moyen de la faire tenir, parce que  contrairement au bavoir, rien ne permet de l’attacher.

Là, plusieurs méthodes existent. Que vous avez peut-être toutes essayées d’ailleurs.

Méthode n°1 : le nœud

Il y a celles qui font un nœud autour du cou avec la serviette. Pas mal, mais le nœud peut être pénible à nouer et dénouer, selon l’épaisseur et la longueur de la serviette.

Si vous faites un gros nœud, pour qu’il soit facile à défaire, il va gêner P’tite Louloute dans son cou. Il y a donc de fortes chances pour qu’elle essaie de s’en débarrasser. Et qu’à force de grands gestes, elle finisse par faire un magnifique strike avec son bol

Et si vous faites un petit nœud, pour ne pas la gêner, vous allez galérer pour le défaire. Les mamans aux ongles longs auront un avantage sur celles qui les rongent. La vie est parfois injuste.

Méthode n°2 : la pince à linge

Il y a celles qui utilisent une pince à linge. Ma grand-mère faisait ça.  Mais bon, c’est moche. Et autant moi j’étais bien disciplinée et supportais sans rien dire de sentir cette chose en plastique dans mon cou (c’était une autre époque Madame), autant P’tite Louloute est beaucoup moins conciliante.

Ce qui risque de finir en strike, comme la méthode n°1…

Méthode n°3 : le coinçage (si si, ce terme existe)

Ou l’art de coincer un coin de la serviette dans le col des vêtements à protéger. Bon. Généralement ce qui se passe c’est qu’à force de faire ça, on agrandit les cols et on les déforme. Pas terrible.

Et puis le jour où ça ne tient pas bien, la serviette tombe d’un coup, atterrissant directement dans le bol ou la tartine. Avec un peu de chance, en voulant empêcher la serviette de tomber, P’tit Loulou va donner un coup dans son bol, qui finira sur ses genoux. Le strike donc. Ce qui vous donnera juste envie de pleurer. Ou de vous arracher les cheveux. Selon l’humeur du jour.

MAIS ALORS ????
Quelle est LA solution ?

La solution, je ne l’avais pas trouvée pour mes 2 premiers enfants. J’ai donc alterné les différentes méthodes, avec une préférence pour la pince à linge (des restes de mon enfance. Allongez-vous sur le divan Madame).

Et un jour que je galérais avec la serviette de ma petite dernière (la 3ème) en pestant à voix haute, c’est son grand frère, du haut de ses presque 5 ans qui m’a dit : « Bah, pourquoi tu mets pas un clipshirt ? »

Je suis restée interdite quelques secondes, le temps de valider implicitement cette suggestion inattendue, puis je suis partie en chercher un.

Je l’ai clipsé sur les bords de la serviette, remontés un peu en arrière de son cou, et depuis ce jour-là j’en ai toujours un dans le tiroir des serviettes. C’est même P’tite Louloute qui va le chercher maintenant, parce qu’elle s’est choisi un clipshirt à étoiles roses, et que c’est sa couleur préférée. Donc P’tite Louloute est contente. Plus de crise, plus de grands gestes, plus de strike.

Et Maman ? Maman est très contente. Plus de crise non plus, plus de linge sale à changer, et une ambiance plus zen à table.

 

Du coup je garde même un petit clipshirt constamment dans mon sac à main, en cas de sortie impromptue au MacDo ou chez des amis. Ça m’a sauvé quelques t-shirts ! Enfin ceux de mes loulous hein, pas les miens. Moi ça va. Quoique parfois …

Et ce qui vaut pour la P’tite Louloute de bientôt 4 ans vaut aussi pour ses frère et sœur de 6 et 8 ans. En cas de spaghettis bolognaise par exemple (avec beaucoup de sauce qui tâche bien), c’est serviette et clipshirt obligatoires.

 

 

Même Papi et Mamie se sont équipés en clipshirts, de façon à toujours être prêts quand leurs petits-enfants débarquent pour un repas en famille le dimanche ou pour les vacances. Parce qu’eux aussi, bizarrement, ont autre chose à faire que des lessives à répétition.

Voilà. Le clipshirt, c’est MA solution. Celle qui me permet d’aborder les petits déjeuners plus tranquillement, de les finir plus proprement, et de commencer ma journée plus sereinement. Aaaah, ça fait du bien…
Si vous aussi vous rêvez de vivre cette sérénité (parce que vous le valez bien), direction notre boutique enfant ! Vous trouverez forcément un modèle sympa pour votre P’tit Loulou ou P’tite Louloute, avec des étoiles, des petits pois, des petits noeuds ou des petits coeurs. Entre autre.

Et sinon vous, le petit-déjeuner avec vos enfants : c’est plutôt sprint ou course de fond ? Plutôt nœud, pince à linge, ou coinçage ?
N’hésitez pas à commenter et partager!